Stravinski en mode Hip-Hop – Rencontre avec Farid Berki et François-Xavier Roth



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Vive, pulsée, tranchée, virtuose, énergique, symbolique, flamboyante, renversante : voilà comment pourrait se caractériser la musique dansée d’Igor Stravinski,depuis ses essais post-romantiques (Scherzo fantastique, 1908) et populaires (Petrouchka, 1911), jusqu’au célébrissime Sacre du printemps (1913), connu depuis sa création pour avoir révolutionné les conventions du ballet. C’est cette énergie, correspondant idéalement à son orchestre Les Siècles, que François Xavier Roth fait revivre depuis plusieurs années.

Il n’en fallait pas plus pour attirer l’attention de Farid Berki, reconnu comme l’un des pionniers de la danse hip-hop en France, étonnant danseur de rue autodidacte tout autant qu’amateur d’arts martiaux. Sa compagnie Melting Spot, en résidence en partage au Centre chorégraphique national de La Rochelle, répète son approche sensible et plurielle. Il
approfondit inlassablement un acte artistique qui, nourri de la confrontation et du croisement des techniques lors de laboratoires de recherche, fait jaillir de nouvelles gestuelles et se perdre les repères et les codes.

La rencontre avec François-Xavier Roth est prometteuse, car ce chef d’orchestre, tout comme lui passionné par l’énergie des ballets de Stravinski, et qui a créé un orchestre pouvant s’attaquer à tous les répertoires, aime les projets fous. Celui-ci en sera un : car il s’agit d’imprimer la marque hip-hop à la virtuosité rythmique du Sacre du printemps, tout en concevant une chorégraphie sensible et minimaliste destinée à s’adapter aux corps encore neufs d’un groupe d’une cinquantaine
d’adolescents mobilisés dans le nord-est parisien. Ce projet participatif s’appuiera donc sur un travail collectif intensif de
plusieurs semaines qui permettra à tous de plonger dans l’univers de Stravinski, fait de rigueur et de lyrisme.

« J’adore cette musique, aime à dire Farid Berki, car elle est un peu comme un monologue. Son flot continu s’impose à nous, d’un bloc. Et en même temps, je ne veux pas en rester à la description de l’argument initial. Le rituel primitif m’interpelle, bien sûr ; mais je cherche à souligner une autre dimension de la musique de Stravinski : celle qui est faite d’une multitude de signes, et qui nous parle sans que nous la comprenions immédiatement. Cela fait trois fois que je travaille sur Petrouchka,
et j’ai compris qu’il ne fallait pas forcément aborder Stravinski «de face». Je préfère une approche plus décalée, plus minimaliste, sans pour autant perdre le lien avec la puissance des éléments fondamentaux : la terre, l’eau, l’air et le feu. Comme dans les arts martiaux. Et à cela, je cherche aussi à ajouter la vision ouverte du rituel : ouverte à notre monde d’aujourd’hui. »

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